Un hymne à l'adolescence

Mis à jour : févr. 13

On entend souvent que l’adolescence est née avec nos sociétés modernes bien portantes ; qu’autrefois les individus passaient de l’enfance à l’âge adulte sans crise et sans déboires, en épousant un métier, un mari, ou les deux.


Cet argument est parfois amené pour relativiser l’importance de l’adolescence et la faire apparaître comme un caprice, voire un luxe.


Il est plus important de manger à sa faim que de philosopher, bien entendu. Mais une fois qu’on a le ventre plein, pourquoi devrions-nous nous empêcher de penser et de nous révolter sous prétexte que la nourriture est prioritaire ?


La crise d’adolescence ou plus largement l’adolescence, qui tend à se prolonger dans nos cultures occidentales, est à mon avis une étape précieuse dans la mesure où elle permet une remise en question de nos sociétés et l’éclosion de nouvelles valeurs, ce dont nous avons fort besoin.


C’est une époque cruciale où les expériences que nous vivons sont souvent déterminantes pour l’adulte que nous deviendrons.

Dessin de Jean-Denis Malclès, couverture d'Antigone de Jean Anouilh


C’est une époque de transition, de métamorphoses, où l’on découvre non seulement le monde mais également nos propres profondeurs. Même les personnalités les plus extraverties partent en quête de leur identité et du sens qu’elles veulent donner à leur vie. Cette recherche et cette découverte font des adolescents des êtres souvent sincères, naïfs, maladroits et à fleur de peau. Il émane d’eux une forme de pureté et de volonté qui les rendent particulièrement touchants.


C’est le moment de la transparence, avant que l’on endosse un rôle social, que l’on s’identifie à un statut, une nation, une classe, un métier ou une religion.


Les amitiés nouées à l’adolescence ont ceci de particulier qu’elles ont lieu d’âme à âme. On perçoit l’autre dans toute sa nudité et sa fragilité, on connaît ses contradictions, les blessures qui façonnent son être et les questions qui le hantent. Et on l’aime pour ça, pour ce qu’il est.


Ainsi, même si l’on s’éloigne, même si l’on s’oppose drastiquement une fois adulte, il demeure, je le crois, une profonde tendresse et un lien qui a des allures d’éternité, en-deçà de tous les masques que l’on arbore.


À travers ce premier roman, c'est aux adolescents d'hier et d'aujourd'hui que j'ai voulu rendre hommage.


Et vous, quel regard portez-vous sur l’adolescence ?







Cet article vous a plu ? Découvrez mon roman, Le Chant de la sauterelle, et téléchargez le premier chapitre.


Chapitre 1 Librinova_le-chant-de-la-saut
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